Architecture Royan

Une architecture futuriste à ciel ouvert

Depuis une vingtaine d’années, la ville de Royan a remis en valeur son patrimoine –unique dans la région- des années 50. Et cela mérite largement le détour.

La reconnaissance prend parfois du temps. Il aura fallu plus de trente ans pour que la station balnéaire redécouvre puis mette en valeur son architecture des années 1950, dont on s’aperçoit aujourd’hui combien elle fut audacieuse et futuriste. Ce patrimoine exceptionnel vaut aujourd’hui à la commune d’être labellisée ville d’art et d’histoire et considérée comme la ville « la plus 50 » de France.

Architecture Royan

Mise en ruines par d’intenses bombardements en 1945, car elle constituait une des « poches allemande de l’Atlantique », Royan, à la reconstruction, servit en quelque sorte de laboratoire architectural. L’urbaniste Claude Ferret fut chargé de la direction de ce gigantesque chantier consistant à bâtir une ville nouvelle. Il fallait non seulement construire au plus vite des immeubles d’habitation, des bâtiments publics, mais également définir un schéma d’urbanisme.

S’inspirant du travail réalisé au Brésil par Oscar Niemayer, Claude Ferret insuffle à la cité une modernité que tous ses jeunes confrères vont reprendre avec enthousiasme. Ils utilisent au mieux le béton le verre et le fer forgé, jouent avec la lumière et les espaces, s’affranchissent des canons en vigueur.

Eglise Notre Dame - Royan

Chefs d’œuvre

Des chefs d’œuvre, aujourd’hui classés sur la liste des monuments historiques comme l’église, vaisseau majestueux, signée par François Gillet, ou le marché réalisé par Louis Simon et André Morisseau. D’autres très intéressants comme La Poste, le front de mer et le palais des congrès, mais qui ont subi quelques rajouts malheureux sont édifiés durant les quinze années qui suivent la fin de la guerre.

Les années 50 sont partout à Royan. De Pontaillac à Fonçillon, des dizaines de villas témoignent de ce mouvement, conjuguant l’esthétisme et l’art de vivre. Elles jouent avec la géométrie, les couleurs, l’utilisation des fers forgés et se distinguent par des toits terrasses ou la mise en valeur des escaliers. On peut y remarquer des claustras de brique ou de béton, des pavés de verre qui laissent passer la lumière et des auvents aux formes audacieuses. C’est tout cet univers que la ville remet en valeur et protège dans la cadre de son label « années 50 ».

Le saviez-vous ? L’office de tourisme de Royan organise des circuits découvertes des années 50.

EN SAVOIR PLUS 

LIENS EXTERNES :

Royan 

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